FAQ
Foire aux questions
Vous avez des questions sur les examens psychotechniques, les démarches d’habilitation ou les réglementations en vigueur ?
Nous avons rassemblé ici les réponses aux interrogations les plus courantes pour vous guider efficacement. Cliquez sur chaque question pour avoir la réponse !
Quel titre faut-il avoir pour mener des examens psychotechniques ?
Il faut détenir le titre de psychologue. Pour cela, il est exigé d’être titulaire d’une licence mention « psychologie » et d’un master mention « psychologie » comprenant un mémoire de recherche et un stage professionnel.
En tant que psychologue exerçant à titre individuel, quelles sont les démarches à effectuer pour se faire habiliter afin de travailler dans le domaine de l’évaluation des capacités à la conduite et de réaliser des examens psychotechniques ?
Vous devez adresser, par courrier en envoi suivi ou de façon dématérialisée, une déclaration au préfet du département du lieu d’exercice de votre activité. Celle-ci est accompagnée des pièces justificatives suivantes :
- Récépissé de déclaration d’une entreprise individuelle libérale à l’URSSAF ;
- Récépissé d’immatriculation au registre du commerce et des sociétés (extrait Kbis);
- ou récépissé d’inscription au greffe du tribunal de commerce ou du tribunal d’instance pour les psychologues exerçant dans les départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin ou de la Moselle dans le cadre d’une société civile ;
- Un exemplaire des statuts de la société s’il y a lieu ;
- Récépissé d’enregistrement au répertoire ADELI ou RPPS ;
- Attestation de suivi de la formation initiale prévue par l’Arrêté du 18 janvier 2019 modifiant l’arrêté du 26 août 2016 relatif à l’examen psychotechnique prévu dans le cadre du contrôle médical de l’aptitude à la conduite
(cf. Arrêté du 18 janvier 2019)
Où trouver et/ou demander le formulaire de déclaration en vue de réaliser des examens psychotechniques ?
Vous trouvez ce formulaire de déclaration :
- dans les annexes de l’Arrêté du 18 janvier 2019 modifiant l’arrêté du 26 août 2016 relatif à l’examen psychotechnique prévu dans le cadre du contrôle médical de l’aptitude à la conduite, (cf. Annexe 1 de cet arrêté : Arrêté du 18 janvier 2019)
et/ou
- sur le site de la Préfecture (chercher « Déclaration en vue de réaliser l’examen psychotechnique prévu dans le cadre du contrôle médical de l’aptitude à la conduite »)
En quoi consiste l’examen psychotechnique réalisé dans le cadre du contrôle médical de l'aptitude à la conduite ?
L’examen psychotechnique comprend un entretien individuel et un ou plusieurs tests psychotechniques. Sa durée ne peut être inférieure à 40 minutes.
(cf. Arrêté du 18 janvier 2019)
Est-ce qu’il y a des recommandations en termes de tests psychotechniques à employer dans le cadre de l’examen psychotechnique ?
À ce jour, il n’y a pas une liste de tests et/ou de batteries de tests habilités par l’état pour qu’ils soient employés dans le cadre de l’examen psychotechnique prévu dans le cadre du contrôle médical de l’aptitude à la conduite. Néanmoins, la réglementation recommande que les tests utilisés permettent d’examiner :
- Les aptitudes psychomotrices
- Les aptitudes cognitives
- Les comportements en situation complexe et/ou en état de stress
Comment se présentent les tests psychotechniques qui sont utilisés dans le cadre de l’examen psychotechnique visant à évaluer les capacités à la conduite ?
Les tests employés dans le cadre de l’examen psychotechnique pour évaluer les capacités à la conduite automobile sont généralement informatisés, ce qui nécessite l’utilisation d’un ordinateur et d’un matériel conçu à cet effet. Toutefois, il existe des tests sous format papier qui évaluent des aptitudes mobilisées dans la tâche de conduite.
Quels sont les critères auxquels doivent répondre les tests psychotechniques ?
Les tests psychotechniques utilisés doivent répondre aux critères suivants :
- Être accessibles aux personnes ne maîtrisant pas ou mal la langue française ;
- Être accessibles aux personnes souffrant de troubles des apprentissages (dyslexie, dysphasie et dyspraxie) ;
- Être accessibles aux personnes sourdes et malentendantes ;
- Être facilement utilisables et n’exiger aucune connaissance particulière en informatique pour l’usager ;
- Permettre de mesurer des données objectives ;
- Être standardisés et étalonnés auprès des populations concernées, valides, fidèles et consensuels ;
- Permettre de prédire la performance de conduite.
Comment choisir les tests et/ou la batterie de tests psychotechniques ?
Il est important de choisir des tests qui sont en accord avec les principes de la psychométrie. Ainsi, il faut que leurs qualités psychométriques soient démontrées. Par conséquent, ils doivent être valides et également standardisés et étalonnés.
En plus de ces aspects, il faut tenir compte de ce que les tests mesurent puisque ceux-ci doivent évaluer des aptitudes recommandées par la réglementation (cf. Arrêté du 18 janvier 2019)
Comment savoir qu’un test respecte les exigences de la psychométrie ?
Afin de s’assurer de la pertinence d’un test, il faut s’intéresser à ses propriétés psychométriques, à savoir :
- La validité fait référence aux caractéristiques mesurées par le test et à l’exactitude avec laquelle il les mesure. Elle permet de savoir si le test mesure ce qu’il vise à mesurer.
- La fidélité fait référence à la façon dont le test mesure une dimension donnée. Elle est un indicateur de la précision et de la constance des résultats.
- La sensibilité fait référence au pouvoir discriminant d’un test, à sa capacité à distinguer les individus les uns des autres.
L’examen psychotechnique prévu dans le cadre du contrôle médical de l'aptitude à la conduite concerne quelle(s) personne(s) ? Qui doit passer ce type d’examen ?
Tout conducteur dont le permis de conduire a été annulé, invalidé ou suspendu pour une durée égale ou supérieure à six mois, doit passer un examen psychotechnique afin qu’il puisse se présenter aux épreuves exigées pour la délivrance d’un nouveau permis ou solliciter la restitution de son permis suspendu.
Cet examen psychotechnique est prescrit par le médecin agréé consultant hors commission médicale ou par la commission médicale.